Formée en architecture intérieure et design à l’atelier Met de Penninghen, PEGGY HUYNH KINH choisit de s’exprimer à travers la mode.

Madame Met apprécie son talent et lui donne sa chance en l’intégrant au studio couture et prêt-à-porter TORRENTE.

Directrice artistique du prêt-à-porter auprès de MADAME GRÈS, puis au sein de la Maison PIERRE BALMAIN, pour le prêt-à-porter féminin et les studios de licences accessoires femme et maison, elle est ensuite nommée par Bernard Arnault directrice artistique chez CELINE pour moderniser la marque et initie les collections saisonnières d’accessoires. Elle crée des accessoires de maroquinerie et des bijoux pour JEAN PATOU, CARTIER, DUNHILL, MUGLER, ZEGNA, ZWAROVSKI, ELIE SAAB, LACOSTE et autres prestigieuses maisons.

 En 1996, elle crée sa propre griffe. Loin d’un monde d’accélération qui ne fonctionne que sur l’obsolète, la créatrice adepte du « less is more » se recentre sur ses valeurs, fonctionnalisme, luxe et universalisme. En visionnaire, elle lance une nouvelle esthétique de sacs, identifiable par ses formes et ses finitions réinventées.

Ses sacs sont conçus comme un objet de design, élaboré avec un cahier des charges précis, petites architectures d’épure, ils sont taillés pour traverser sereinement les années, ennoblies par les matières – sanglier, agneau, veau souple, veau glacé, box, exotique, etc. -, par la justesse des proportions et les détails discrets élitistes, signatures de luxe et de savoir-faire.

Revendiquant la même exigence de qualité, le même équilibre formel, petite maroquinerie, accessoires de bureau, bijoux en argent 625 et pierres semi-précieuses et foulards complètent la gamme.

Présentées sur le salon Première Classe, ses créations rencontrent un vif succès et sont diffusées à New York par Barney’s, à Honk Kong par Joyce, à Tokyo par Tomorrowland et par le Bon Marché et Le Printemps à Paris ainsi que dans une sélection de boutiques au positionnement haut de gamme.

En 1997, une boutique ouvre rue François 1er.  

Suite logique pour Peggy Huynh Kinh qui conçoit ses créations sans les sexuer fortement, la ligne homme, née en 1999 et dérivée de la femme, affiche les codes maison.

En 2000, elle passe la Seine pour aller se nicher dans la rue Coëtlogon au charme paisible et aux résonances culturelles Rive Gauche.

En 2002, elle agrandit sa boutique rue Coëtlogon pour y créer un espace dédié à l’homme.

En 2005, en association avec un fabricant d’excellence à la pointe de la technologie, elle tente une nouvelle aventure expérimentale. Elle ouvre une troisième boutique attenante aux deux autres pour y accueillir le sur-mesure féminin et y proposer, fidèle à ses convictions, un concentré d’essentiels, des vêtements parfaitement coupés aux finitions soignées qui inscrivent dans la durée.

La philosophie de la créatrice défie encore et toujours le temps et revendique « l’éternité du présent ».

Pionnière de l’androgynie, ses « essentiels » ancrés dans un design minimaliste, efficace, dans la noblesse des belles matières, intemporelles ou rebelles, convoquent les traditions de métier.